Abd Al Malik
D'origine congolaise, Abd Al Malik né Régis voit le jour à Paris dans le 14ème arrondissement le 14 mars 1975. Retourne avec sa famille à Brazzaville entre 1977 et 1981 avant de s'installer définitivement à Strasbourg dans le quartier de Neuhof. Après le divorce de ses parents, il est élevé avec ses six frères et soeurs par une mère seule, commence une vie tumultueuse d'abord dans la délinquence puis dans un activisme religieux aux limites de l'extremisme. Il mène pourtant en parallèle une vie scolaire brillante (il étudiera la philosophie et les lettres classiques à l'université des sciences humaines de strasbourg) en même temps qu'une carrière artistique nationale de premier plan (avec le groupe de rap NAP dont il est le leader). Découvrant le soufisme, le coeur de l'islam, il rompt avec l'extrémisme et devient un ardent militant de la paix et du "vivre ensemble" lorsqu'il devient officiellement en 1999 disciple du grand maitre spirituel marocain Sidi Hamza Al Qadiri Boutchichi. En 2003, il voyage a Auschwitz, avec une délégation pluriconfessionnelle comprenant de nombreux musulmans palestiniens, à l'appel du père arabe israëlien Emile Soufani.
En 2004, il sort son premier album solo "Le face à face des coeurs" (Atmosphériques/Universal) et son premier ouvrage unanimement salué par la critique (il obtiendra le prix Laurence Tran en Belgique) : "Qu'Allah bénisse la France" (Albin Michel). 2005 monte au sein d'Atmosphériques le label Gilbraltar; sortie de son deuxième album solo en juin 2006.

Voilà, je viens de vous présenter Abd Al Malik, pour le connaitre, écoutez ses chansons, c'est plutôt très clair et engagé. Moi j'adore parce que je le trouve fort ce humble garçon. Je ne suis pas trop rap, mais lui a réussi à me faire aimé le sien, c'est un rappeur du réel. Il laisse couler son flow clairvoyant pour éclairer les âmes. En même temps c'est un slameur et ça, j'adore. Et puis de toute façon il fait cohabiter une multitude d'influences, de style, de cultures musicales (chanson, jazz, slam, hop-hop et poésie). Quand je l'écoute, j'ai envie de parler de quelqu'un et de son oeuvre qui sont profondément humain. C'est à lui que revient le prix Constantine 2006.