Fiche d'indentité
Les Carillons, 14 026 habitants - A 12 km de Paris - 502 hectares - RER A, SNCF Paris-Saint Lazare, BUS, A86 (sortie Bezons) - 6200 actifs, 3200 emplois locaux - Principales catégories socio-professionnelles : cadres, professions intermédiaires, employés - Principales activités : commerce de gros, service aux entreprises, services administratifs - Force tradition agricole : fruits et légumes, champignons - Jumelage : Grünstadt (Allemagne)
Histoire
A l'époque préhistorique ; le fleuve était plus large, marécageux, et les quelques habitants vivaient dans des huttes ou cavernes et tiraient leur subsistance du fleuve et chassaient le gibier. Puis vienrent les légions romaines à l'époque de la Rome conquérante et de César. Il y eut, c'est certain, des Astérix locaux pour lutter contre l'envahiseur qui occpa le Paris d'alors : Lutèce.
A la fin du Vè siècle - La chute de l'Empire Romain d'Occident ; Le site de Carrières ne présente pas encore de localité. Des chaumières en torchis sont dispersées ça et là. Les paysans tirent leur subsistance de la culture, mais surout de la vigne qui prospère.
De l'apoque Mérovingienne aux Vikings ; Les successeurs de Clovis se disputent âprement la Gaule et Carrières partage le sort de tout le pays où règne le pillage, l'insécurité et souvent la misère. Les invasions des Vikings ou Northmen vont affecter toute l'europe. Ces hardis marins venus de Scandinavie, montés sur des bateaux rapides, à fond plat et à la proue ornée d'une tête de dragon, remontent les fleuves, sèment l'éprouvante et pillent nos rives en dépit de la résistance héroïque des riverains en 856. Le traité de Saint Clair sur Epte en 912 mettra un terme à leurs incursions : ils s'installent en Normandie avec leur chef Rollon.
Le haut moyen-âge ; Cette époque ne modifie pas sensiblement l'aspect du site. Il faut attendre 1137 pour que s'établisse sur les coteaux une localités, grâce à l'érection d'une grange dîmière édifiée sur l'ordre de Suger, abbé de la puissante abbaye de Saint-Denis, régent de France sous Louis VII, et véritable fondateur de Carrières Saint-Denis, antérieurement appelée Quadraria. La grange est le plus vieux monument de la ville. Sous la dépendance de l'abbaye de Saint-Debis les habitants devraient verser à cet établissement religieux 10% des revenus de la terre et de la rivière. Il n'est pas de localité sans église. Celle de Carrières, du XIIIe siècle possédait un trésor : un retable en pierre de liais découvert dans un mur. Cet authentique chef-d'oeuvre médiéval fut vendu au musée du louvre pendant la guerre de 1915 pour la somme de dix mille francs or. La municipalité fit sculpter une copie grandeur nature instalée au-dessus du coeur. Il représente des scènes de la vie biblique : au centre, la vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras, à gauche l'annonciation faite à la vierge par un ange, à droite le baptème de Jésus dans le Jourdain. L'encadrement est constitué par des feuillages ey des bâtiments représentant la "Jérusalem Céleste". La place de l'Abbé Boreau évoque l'héroïsme du curé de la Paroisse en 1870 pendant l'occupation Prusienne, qui demanda à être fusillé à la place d'habitants de Chatou, détenus comme otages. Le moulin fut détruit à la fin de la guerre de Cent Ans en 1465, car ses ailes étaient utilisées pour obtenir des informations, puis reconstruit. Comptemporain de la grange aux dîmes, il appartenait à l'Abbaye de Saint-Denis. C'était un moulin banal dont l'usage était obligatoire par les paysans pour fabriquer leur farine moyennant paiement de la dîme. Carrières tire son nom de ses gisements de calcaire réputés pour leurs qualités et exploités dès le moyen-âge. Ils servirent à construire des bâtiments religieux ou profanes. Leur extraction cessa au XXe sicèle. Le sol de la ville porte encore des traces de ces nombreuses carrières, également utilisées pour la culture des champignons. La myciculture fut très active et subsiste encore. Le fort beau pressoir à roue centrale sis sur le domaine de l'ex club du Soleil, témoigne de l'époque où les côteaux étaient couverts de vignobles. Le vin, de qualité tr-s moyenne, était vendu à tous les estaminets (petits cafés populaires). Leur vogue fut grande à l'époque des Impressionnistes, on parlait alors du "vin de guinguet" dont on a fait le terme guinguette. Les rois de France se succédèrent et Carrières devint une localité active et prospère. Sous Louis XIV, les fastes de Versailles vindrent s'étendre jusqu'à la Cité. Louise de La Vallière, favorite du Roi Soleil, serait venue se baigner dans la Seine.
La révolution française ; Les évènements de la révolution française se déroulent à Carrières comme ailleurs en France. La ville rédige son cahier de doléances présenté au roi Louis XVI. Mais tous ces voeux seront emportés par la tourmente révolutionnaire qui s'est radicalisée. La cocitoyenne Madame de Bussy sera guillotinée pour relations epistolaires avec un émigré. Carrières adoptera toutes les réformes administratives imposées par le pouvoir mais ne particpera pas à la déchristianisation qui s'est généralisée dans toute la France sauf l'ouest.
Le XIXe siècle : Après la chute du premier empire et la paix retrouvée, Carrières, sous Louis XVIII, comptera 962 habitants en 1817. La viticulture, la culture maraîchère et à la myciculture succéderont à l'exploitation des carrières. Sous Napoléon III, la défaite de la France amènera l'occupation prusienne et ses contraintes. La paix retrouvée, les bords de Seine de viendront un lieu de rencontrent pour une pléiade d'artistes peintres universellement connus : Monet, Renoir, Derain, Sisley et tant d'autres. En 1873, la commune compte 1219 habitants. la mairie de Carrières siège maintenant dans un bâtiment qui porte l'empreinte du XVIIe siècle. Il existait déjà en 1640 sous le règne de Louis XIII et appartenait à un sieur Téllier, médecin ordinaire du roi qui y fit exécuter d'importants travaux jusuq'en 1644. Ce n'est qu'en 1903 que la municipalité de Carrières s'y installa. Le bâtiment possédait une orangerie dont le local est encore visible avec ses arcades donnant directement sur une allée en pente qui conduit au parc. Celui-ci porte l'indéniable empreinte du XVIIe siècle et répond à la règle d'or en vigueur à l'époque : la perspective. N'ométtons pas de signaler le "poétique" chemin des Impressionnistes qui longe la Seine de Carrières à Louveciennes, vivant témoin de cette époque révolue où les Impressionnistes plantaient leur chevalet, ni de citer le lavoir fort bien restauré, sis au bord de la Seine, qui ne résonne plus du bruit des battoirs, mais abrite des expositions de peintres fort appréciées. Le bâtiment avec son atrium et son bassin longitudinal où l'eau coule encore est une remarquable survivance d'un passé encore récent.
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